A même pas une dizaine de kilomètres du Bourget, au gymnase de la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois (93), se trouve un Nord 2501 Noratlas.
Il est sorti d’usine en novembre 1954, avec le n°50, et pendant ses 10284 heures de vol servit
en métropole, en Afrique du Nord et au Sénégal.
Il a appartenu à l’ET 3/64 Bigorre, codé 64 BH, avant d’être remis au Musée de l’Air le 4 juin 1976. Il y resta jusqu’en 1987 quand il fut cédé à la ville d’Aulnay-sous-Bois.
C’est ainsi qu’il prit la route pour son dernier voyage le 22 juillet 1987.
Maintenant, relativement bien préservé, il sert de siège pour l’UNP 93 (Union Nationale des Parachutistes).
Frédéric BUCZKO avec l’aide de Bernard Chenel
A Saint-Amand -Montrond, dans le Cher, sur un rond-point inauguré en novembre 2000, se dresse fonçant dans le ciel un Mirage IIIB2, le n°243 plus exactement.
Il fit toute sa carrière dans les Forces Aériennes Stratégiques, codé DO (F-UKDO). Il vola pendant 5751 heures en 26 ans de carrière.
Il était de l’escadron EB 2/91 Bretagne basé à Cazaux, dont le dernier vol d’un Mirage se déroula le 22 septembre 1993.
Celui exposé fut rénové par la base de Châteaudun pour être offert, en 1993, au sénateur-maire de Saint-Amand-Montrond, Serge Vinçon (décédé en 2007), qui fut Président de la commission des Affaires Etrangères et de la Défense du Sénat.
Frédéric BUCZKO avec l’aide de Bernard CHENEL.
Au bord du Tage, la réplique du Fairey III D Santa Cruz regarde fièrement la fameuse tour de Belém et célèbre la première traversée de l'Atlantique Sud, en 1922, par l'équipage portugais Cabral et Coutinho. L'original du biplan est conservé à quelques centaines de mètres, dans le magnifique Musée de la Marine.
Patrick PERRIER.
Mirage III R numéro 306 de Buc.
Celui là se trouve à l'entrée de Buc en venant de Toussus-le-Noble à quelques 200m du vestige de l'entrée de l'Aéroparc de Louis Blériot. Cet aérodrome a disparu depuis plusieurs décennies au profit d'une zone d'activités.
Voici les informations trouvées dans le livre de Bernard Chenel, Michel Liebert et Eric Moreau, les monoréacteurs à ailes delta. Mirage III. Tome 3: les Mirages III R/III RD et 5F dans l'armée de l'Air (édition DTU).
Le Mirage III R numéro 306 est sortie d'usine le 10 mai 1963. Il servira successivement dans l'escadron de reconnaissance 03.033 Moselle à partir du 7 juin 1963 puis dans l'escadron 01.033 Belfort jusqu'au 4 décembre 1980. Il continuera sa carrière au CEV de Brétigny jusqu'à fin 1995. Il continuera de voler à Cazaux comme avion de servitude jusqu'à sa réforme le 6 octobre 2000 pour prendre sa retraite à Buc au milieu des fleurs.
C'est la société SECAMIC qui le restaurera et l'offrira à la commune de Buc.
Informations recueillies sur la société sur son site. Elle est basée à Buc et est spécialisée dans la revente de pièces militaires. Elle assure des prestations dans 22 pays. En particulier elle a constitué un stock de pièces de rechange pour les Mirage III, Mirage 5 et Mirage F 1.
François CHOULEUR.
Photos prises à Reims le 27septembre 2011:
Le Vautour va partir à St Dizier, le RF84F au MAE comme monnaie d'échange quant au F1 il sera sans doute donné à une association.
Egalement le F1CR 601 au CEAM de Mt de Marsan, photo prise vers 95/98.
Michel Liébert.
Voici des photos d'avions Dassault:
-2 exemplaires de Mirage IIIE, à l’entrée de la base de Luxeuil-les-Bains. Photos prises en Mai 2005 lors du meeting aérien de la base.
-Mystère IV à ma connaissance, à l’entrée de la base de Châteaudun. Photos prises en 2003 lors du meeting aérien de la base.
Philippe CHARLES.
Deux pots de fleurs.
Le premier est très austral, il s'agit du DC-3 qui garde l'ancien aéroport (devenu le terrain de l'aéroclub) d'Ushuaia.
Ex 5 T 22 "cabo de Horno" de la Fuerza Aéra Argentina. Il y aura moyen de raconter son histoire par la suite.
Avec en prime un Mirage (dont j'ignore tout) à Persan Beaumont
Cordialement,
Jacques JULIEN.
SKYHAWK à PORTO-RICO
Sur la Base aéronavale américaine de ROOSEVELT-ROADS, à l’extrémité Est de l’Île de PORTO-RICO, était exposé, vu en août 1983, un Douglas A4C Skyhawk, Bu n°150599 et codé « GF 00 ».
Cet appareil était aux couleurs de la Flottille VC 8 de l’US Navy, chargée d’assurer les servitudes au profit de la zone d’exercices maritimes de la Mer des Caraïbes, à savoir essentiellement recherche et sauvetage, remorquages de cibles, plastrons et simulacres d’attaques de navires par des bombardiers et missiles de croisières ; lors de mon escale sur cette base, la VC8 était équipée de Skyhawk TA4F, de EA3B Skywarrior de guerre électronique et de Seaking SH3D.
Jacques CALCINE
Le B-47 de BARKSDALE AFB
Située dans la banlieue Est de SHREVEPORT (Louisiane), l’immense base aérienne de BARKSDALE abrite la 2ème Escadre de bombardement (« 2 BW ») de l’USAF équipée de B 52H.Photographié en février 1984, ce B 47, serial n° 53-2276, aux couleurs de la 2 BW, est situé à l’entrée nord de la base et a été rejoint depuis par une dizaine d’autres appareils (B 17, B 24, SR71A, KC 97, B 52D, Vulcan…) pour constituer le Musée de la 8ème Air Force.
Jacques CALCINE
HUNTER Qatari
A l’entrée de la base aérienne située sur la partie militaire de l’aéroport international de DOHA (Qatar), était exposé en stèle, en mars 1991, ce rare et magnifique biplace Hawker HUNTER;immatriculé QA 13 : Rare car il s’agit de l’UNIQUE modèle T 79 ayant été construit (aux côtés de 3 monoplaces) pour l’Armée de l’Air de ce pays.
Ces appareils ont été remplacés par des Mirage F1, retirés à leurs tours et c’est un de ceux-ci qui a depuis pris la place du Hunter.
Jacques CALCINE
Une mission de REVE :
Patrouiller sur l’Amazone en hydravion, le pied ! Ce devait être la mission de ce splendide CATALINA PBY-5, codé C-10 au Brésil, immatriculé 6552 et photographié à MANAUS en janvier 1983. L’insigne est inconnu, probablement une escadrille dédiée à ce rôle, dissoute depuis avec le retrait des hydravions, et remplacée sur place par le 7ème ETA équipé d’appareils BANDEIRANTE et BUFFALO.
Jacques CALCINE
Forteresse Volante brésilienne :
Désolé pour la mauvaise qualité de ces diapositives, j’ai pris ce Boeing SB17G brésilien « en dégainant », au jugé, lors d’un décollage de RECIFE en juillet 1980.Il est d’ailleurs toujours en stèle à l’entrée sud de la base aérienne, située en partie Ouest de l’aéroport. Il est en livrée « Recherche et Sauvetage en Mer » et équipait dans ce rôle, sur ce terrain, l’Escadron « 1° / 6° GAV » ; ce dernier a remplacé ces vénérables machines par des HERCULES SC 130E, puis par des LEARJET R-35A.
Jacques CALCINE
Sur la base de VALENCIA(Espagne):
A l’entrée de la base aérienne de VALENCIA-MANISES (côté sud de l’aéroport) se trouvaient deux pots de fleurs, photographiés en octobre 1986, un Sabre F86F et un Mirage IIIEE; cette base abritait l’ALA 11 (devise «Vista, suerte, y al toro»), équipée de Sabre jusqu’en 1970, puis de Mirage avant d’être fermée et l’Escadre reconstituée à Moron sur EF-2000.
Le Sabre F 86F (code C 5 en Espagne) est l’exemplaire n°5 immatriculé 1-005 (Photo Jacques Calcine / F86F Eda Valencia).
La présence du Mirage IIIEE (code C 11), exemplaire n°7 codé 111-4, était pour le moins curieuse à cette place, à une époque où l’avion était encore pleinement utilisé : Mais vu de face, un rapide examen de l’extrados laissait apparaître un fuselage un tantinet « fripé », suite à une sortie de piste probablement sans ménagement le 2 mai 1977, l’avion, irréparable car trop tordu, étant réformé! (Photo Jacques Calcine / MIIIEE Eda Valencia)
Jacques CALCINE
Un rare Venom suisse:
En août 1988 (très exactement le 28, jour de la catastrophe de Ramstein), j’ai photographié ce De Havilland DH-112 Venom dans un square de la commune de DÜBENDORF, pas loin de la base aérienne où se déroulait l’ «Avia MeisterSchaft der Fliegertruppen», équivalent de notre Coupe Comète. Codé J-1641 et aux couleurs de l’Escadrille n°10, il est très intéressant car étant l’un des 24 (sur 250 reçus) en version de reconnaissance Venom Mk1R, avec les batteries de caméras dans le nez des bidons pendulaires. Au début des années 70, huit étaient encore utilisés aux côtés des Mirage IIIRS de cette escadrille, avant d’être totalement remplacés par ces derniers appareils.
Jacques CALCINE
Quelques Vampire suisses :
Sur la base aérienne de PAYERNE, au moins deux DH-100 Vampire Mk6 se sont succédé:
Le J-1142, photographié en août 1988 sur un mât simple.
Puis, probablement à partir de 1991, le J-1134 (vu en juillet 1993) sur un support redessiné; a remarquer que par rapport au modèle précédent, il s’agit d’une version rénovée, caractérisée par un nez pointu destiné à recevoir de nouveaux équipements radio.
Toujours en août 1988, dans la cour de la forteresse de MORGES était exposé le J-1068. A remarquer sur ces appareils l’absence de tout insigne d’unité.
Jacques CALCINE.
Des pots de fleurs croates:
Vu tout au long de l’année 1993, ce Republic F 84G Thunderjet était au milieu d’un rond-point desservant l’aéroport de SPLIT, avant de disparaitre début 1994 lors du réaménagement de l’accès au terminal. Il s’agit du (L 10) 596, L pour «Lovac», chasseur, et dixième du nom dans le codage yougoslave ; les cocardes de l’ancienne union rappelant de mauvais souvenirs ont été noircies. Sa présence, curieuse à l’entrée d’un aérodrome civil, peut d’expliquer par la vocation mixte de ce terrain et les «cavernes», côté sud-ouest de la piste, permettant le desserrement de chasseurs. Ce type d’avion a été remplacé, dans le rôle d’attaque au sol, par le Soko ORAO.
Avion extrêmement rare, photographié à MOSTAR et produit sur les lieux par les usines SOKO, ce «Type 522», numéro de série 60143, était un appareil d’entraînement avancé analogue au T6 ou au Yak 11; l’usine était située sur un deuxième terrain, excentré de l’aéroport civil/militaire et relié à celui-ci par un réseau de chemins de roulement. Vu à partir de 1997 à l’entrée de la base des forces de l’ONU, sa situation se dégradait de jour en jour. Pillé, tagué, dépecé pour un quelconque trophée, il était vraiment pitoyable, jusqu’à ce qu’une équipe locale décide de le restaurer. Certes, le résultat est discutable, tout sauf authentique, mais c’est l’initiative qu’il faut saluer, qui a le mérite d’avoir su conserver et redonner à cet appareil une bien meilleure allure
Tout aussi rare, car en version hydravion (pourtant on n’est pas au Canada !), cet UTVA-66, immatriculé 52105, a été photographié fin 1993 dans la partie base aérienne de l’aéroport civil/militaire de ZAGREB-PLESO: Construit par la firme UTVA de PANCEVO, il s’agissait d’un appareil d’observation et de liaison au profit de l’armée de Terre de l’ex-Yougoslavie, à l’instar du Cessna L19 ou de sa variante italienne SM-1019. Il était en excellent état, sa cocarde ayant été proprement effacée (contrairement au F84G…).
A côté de ce dernier, un appareil de construction tchèque : Un LET L-200 « Morava », petit bimoteur de tourisme et de liaison,immatriculé YU ?-BBE
Jacques CALCINE.
A propos de notre vénérable T-6G :
En relisant l’excellent article de « Gé-Pi Ouénaude » sur le T-6, j’ai sursauté à la phrase « …exposé en guise de monument commémoratif à l’entrée de la base (de COGNAC) quand celle-ci s’équipe avec des Fouga CM-170 Magister » : et de me souvenir qu’il y a plus de 40 ans, fin 1968, alors élèves pilotes à COGNAC, nous l’avons vu passer, tout cahotant et en piteux état, venant de Dieu sait où, tracté par des cordes à la seule force d’une escouade de braves soldats. Profitant d’une pause dans le briefing (mais aussi du dispositif de remorquage au vu de la configuration mains dans les poches), c’est toute la promo d’aller admirer bouche bée cette relique, prédécesseur de notre vénérable Fouga. Et certains de se dire également qu’on avait de la chance, car par rapport à ce dernier, si on volait là-dessus, les rangs seraient beaucoup plus clairsemés ! D’où la première photo (alors en noir et blanc), puis chacun de reprendre les uns la check-list et les autres la corde……
Quelques mois passent et un beau matin d’été, nous l’avons revu au fond du hangar , mais cette fois-ci rutilant, relooké et rebaptisé : c’était effectivement pour le hisser train sorti en pot de fleurs sur un pylône à l’entrée du GE dans la partie sud-ouest de la base. Nous avons quitté COGNAC, et les photos seraient encore restées dans l’oubli sans cet article. Il doit donc y en avoir d’autres dans ce cas….
Jacques CALCINE.